Le statut juridique du blogueur

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le statut fiscal du blogueur
entrepreneur blogueur

Tout d’abord il est important de rappeler que choisir un statut juridique quand on est blogueur pro n’a d’utilité que quand on génère un certain chiffre d’affaires (C.A) au moins 1500 ou 2000€, avant il n’est pas nécessaire de s’en préoccuper. Tu peux tout-à-fait déclarer tes

revenus faibles et occasionnels sur ta déclaration de revenus personnelle. 

Mais lorsque tes revenus augmentent rapidement, c’est là qu’il faudra choisir un statut fiscal de blogueur.

Quel statut juridique du blogueur pro?

Il existe une multitude de statuts que l’on peut choisir en fonction de sa situation et de ses objectifs comme la SAS/SASU, la SARL, l’EURL , l’Auto-entreprise…pour l’entrepreneur blogueur, un des statuts les plus simples pour commencer est celui d’auto-entrepreneur. Théophile eliet a mené l’enquête pour nous à la chambre de commerce de Lille, voici ses conclusions :

Mais ce statut a aussi ses inconvénients : tu est limité à 33.000€ de C.A annuels en ce qui concerne la vente de produits numériques, après, il faudra évoluer vers un autre statut. La nécessité d’avoir un statut juridique est évidente: en effet, pour éditer une facture ou un devis, il te faudra y faire figurer un numéro de SIRET, c’est obligatoire !

Autre préoccupation qui devrait guider ton choix: échapper au RSI. Cet organisme dirigé par des incompétents finis qui sème la terreur chez les indépendants à cause de ses graves dysfonctionnements et qui n’hésite pas à te traîner au tribunal en te réclamant des sommes folles à cause de leurs erreurs. Si tu veux te défendre face au RSI, tu peux rejoindre l’Association « Sauvons nos entreprises »  qui mène le combat pour avoir la peau du RSI.

Malheureusement pour ceux qui ont choisis le statut d’auto-entrepreneur (ou micro-entreprise) , ils ne peuvent pas échapper au R.S.I et devrons passer sous ses fourches caudines ! 😕

Qu’est-ce qu’une couveuse d’entreprise?

se jeter dans le grand bain de l'entreprenariat
je franchis le CAPE ! 

l’alternative pour faire un bras d’honneur au R.S.I, c’est la couveuse d’entreprises. Lorsque tu rejoins une couveuse d’entreprises, tu peux tester ton projet sans prendre de risques avec un statut « d’entrepreneur-salarié associé ». Concrètement, tu adhères à une Coopérative d’activité et d’emploi (C.A.E) ou Scop (Société coopérative de production) la forme juridique des CAE.

Tu signes avec elle un contrat d’appui au projet d’entreprise (Cape) et tu bénéficie d’un contrat de travail en CDI.  Tu reçois donc un salaire avec des fiches de paie et tu bénéficie de la Sécurité sociale et des prestations de Pole-Emploi comme n’importe quel salarié.

En tant que porteur de projet au sein d’une CAE, tu deviens aussi actionnaire de la société: et tu bénéficies de 50% du capital.

Comment rejoindre une C.A.E?

Le plus simple, est de participer à une réunion d’information à Pole-Emploi. Tu devras ensuite remplir un dossier présentant ton projet qui passera devant une commission qui décidera si oui ou non, tu peux intégrer la couveuse.

Les principes et les avantages d’une C.A.E

les avantages d'un entrepreneur blogueur en CAE
les avantages d’une CAE

En intégrant une C.A.E, l’entrepreneur peut tester son projet sans prendre de risques. En effet, toute la gestion administrative et comptable est prise en charge par la C.A.E Le « couvé » peut ainsi se concentrer sur le développement de son activité : prospecter, créer et vendre ses produits.

Il facture ses prestations a ses clients avec le numéro SIRET et le numéro de TVA de la structure d’accueil. Il bénéficie d’un suivi permanent de son activité et de formations à la gestion d’entreprise au sein d’ateliers. La durée d’engagement au sein de la couveuse varie entre 6 mois et 3 ans.

Le besoin d’investissement

Si tu as besoin d’investir dans du matériel, des logiciels etc. Comment ça se passe? Eh bien tu avances l’argent de ta poche, puis tu te fais rembourser la TVA et les frais d’achat dès que tu as réalisé un C.A équivalent au montant de tes achats. Ce qu’il n’est pas possible de faire avec l’auto-entreprise. Les accompagnateurs peuvent aussi t’aider à monter un projet de financement.

les cotisations sociales sont calculées sur la base des recettes hors taxes perçues, déduction faite des frais liés à l’exercice de l’activité.

Le porté n’a pas besoin de s’immatriculer auprès d’un C.F.E (centre de formalités des entreprises) et la C.A.E met à disposition de l’entrepreneur ses moyens techniques, ses locaux et son réseau d’entrepreneurs : très utile pour networker !

Bref, tu peux tester ton projet grandeur nature avant de te lancer véritablement, et au moins, tu auras acquis des bases solides en gestion d’une entreprise au sein de la couveuse, ce qu’aucun n’autre statut ne t’offre comme avantage !

Combien ça coûte?

la C.A.E n’est pas gratuite, tu t’en doutes, il faut bien qu’elle se rémunère. Elle prélève ainsi un pourcentage sur ton C.A hors taxes. ( souvent 10%) ce qui est bien plus faible par rapport aux autres statuts comme le portage salarial qui lui, te ponctionne entre 40 et 50% de ton C.A !

Le statut d’auto-entrepreneur lui, te côute 23,5% de ton C.A en cotisations sociales. Un salarié paie entre 20,5 et 23% de charges salariales sur le salaire brut.

Quand tu vas adhérer à une C.A.E, la structure va te demander de payer des frais ( dans les 300/350€) pour couvrir les premiers frais de gestion et d’assurance te concernant. En effet, tu n’auras pas besoin de souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle, la responsabilité juridique de tes actes reposant sur la couveuse. 

Tu n’as pas non plus besoin d’un comptable : c’est la couveuse qui s’occupe de ta compta. 
Cependant, veille a bien choisir ta CAE, toutes ne sa valent pas et certaines peuvent de prendre des frais supplémentaires.

Pour moi, c’est une des meilleures solutions quand on débute. Pour en savoir plus sur ce statut,  je t’invite à te procurer ce livre :

Bonne lecture…

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